THE JOURNAL OF ALTERNATIVE AND COMPLEMENTARY MEDICINE
Volume 8, Number 3, 2002, pp. 371-377
©Mary Ann Liebert, Inc.

 

UNE APPROCHE HOLISTIQUE A LA MYOPIE
ETUDE D’UN CAS ET EXPLORATION THEORIQUE

 

ANNA BAMBRIDGE, M.A.(Cantab.), M. Phil.

 

RESUME

Introduction: La myopie est une condition à l’occurance commune, qui dans les pays occidentaux touche entre 30% et 35% de la population. A l’heure actuelle la manière la plus répandue de traiter la myopie est par l’intervention optique en se servant de lunettes à vue, de lentilles de contact ou de la chirurgie.
Contexte: Une exposition de l’exploration de l’histoire et de la rationale scientifique pour les méthodes actuelles de traitement. Le concept de la myopie en tant que phénomène holistique et l’idée de la possibilité de guérison sont introduits.
Etude d’un cas: Le dossier d’un patient qui réduit la puissance des lunettes et qui se sert de techniques de guérison holistique est présenté suivit du témoignage de la patiente elle-même.
Conclusion: Il en est conclu qu’il faudrait réexaminer le modèle contemporain de la vision, qui justifie la prescription de lentilles négatives, à la lumiere du dossier ci-présenté.

INTRODUCTION

On a décrit la myopie comme "l’état de la réfraction où des rayons de lumière paralèlles qui entre dans l’oeil viennent à se poser devant la rétine"(Curtin, 1985). Celle-ci est vécue comme une vision à distances troublé dont le degré de trouble et la distance où il a lieu varient en fonction du degré de la myopie. Le taux de l’incidence de la myopie varie radicalement à travers le monde. Des enfants elevés au Nepal dans un milieu rural montrent un taux d’incidence de 3% (Garner et al.,1999) et les écoliers du Hong Kong montrent un taux d’incidence de 62% (Lam et al., 1999). La tendance dans les pays occidentaux est un taux d’entre 30% et 35% (Grosvener and Goss, 1999). Le traitement conventionnel est d’altérer l’état réfractive au devant de l’oeil, qui permet à la lumière qui entre dans l’oeil de converger sur la rétine par moyen de lunettes, lentilles de contact, l’orthokeratologie (la procédure ou des lentilles de contact rigides portées la nuit sont fixées de façon à aplattir temporairement l’apex cornéale) où une intervention chirurgicale sur la cornée. Aucune de ces méthodes ne change l’état myopique de l’oeil; c’est à dire, la myopie reste mais se fait compenser.

CONTEXTE

Histoire

L’expérience de la myopie est, dans toutes cultures ayant des professionnels d’optométrie établis, intimement liée avec la pratique de la correction réfractrice grâce aux moyens décrits ci-dessus. (Lorsque l’on mentionne des lentilles de contact ou des lunettes, on se referre aussi aux techniques ci-dessus.) Pour mieux comprendre la myopie et justifier le rôle de l’intervention optique, il nous faut explorer de façon plus vaste, c’est à dire d’un point de vue historique et philosophique, les raisons et les justifications d’une telle intervention (Bambridge, 2001). Le sujet de cet article est l’exploration du raisonnement scientifique d’une intervention médicale dans un cas de myopie, utilisant la méthodologie d’étude de cas (Bromley, 1986). Les conclusions de cet article sont: il est possible que l’intervention optique ne soit pas nécessaire si la guérison (c’est a dire le renversement de la myopie et l’obtention d’une vue plus claire) de la myopie est obtenue par une approche holiste.

L’intervention optique et plus spécifiquement la méthode organisée de prescrire un traitement réfracteur comme le fait un optomètre, s’est développée à partir de l’étude scientifique de l’optique, et plus spécialement à partir des travaux de Helmholtz (1871) et Donders (1864) vers la fin du dix-neuvième. Des études ont été faites sur la nature de la lumière et la façon dont elle se déplace à travers différents milieux, et sur la capacité que possède les lentilles de verre et les prismes, à réfracter et à faire converger la lumière. Ces approches ont été utilisées afin de modeler l’œil et son système de mise au point.

Le processus de la science est l’activité collective d’amasser des connaissances et de les classer. Ces connaissances sont ancrées autour d’hypothèses qui sont continuellement remises en question lors de nouvelles observations ou de nouvelles expériences. Lorsque les résultats d’une expérience ou d’une observation ne sont pas compatibles avec l’hypothèse alors, ou bien la qualité de l’expérience est mise en cause, ou bien l’hypothèse est repensée afin d’harmoniser théorie et observation. C’est ce point de tension entre la théorie et l’expérience ou l’observation qui est le catalyseur de la créativité de nouvelles idées et de nouvelles expériences dans le développement de la science. (Cette relation peut-être amené jusqu’au point où la théorie émerge de l’expérience ou de l’observation plutôt que d’avoir une observation ou une expérience prouvant des hypothèses théoriques (Glaser & Strauss, 1967).) Durant le déroulement de ce processus, quelque soit la façon dont il est mené, il ne peut y avoir de certitudes apodictiques qui ne soient pas critiquables (Medawar, 1984). Des hypothèses resteront toujours des hypothèses, c ‘est à dire des suppositions de complètes certitudes auxquelles nous ne pourrons jamais arriver (Kant vers 1790, cité dans Medawar, 1984). Lorsque l’équilibre tendu entre, le rassemblement d’informations et l’élaboration de théories scientifiques, n’est plus, alors il peut y avoir une surcharge d’observations et d’informations sans aucun support théorique liant les informations les unes aux autres nous permettant de les comprendre.De la même façon, les hypothèses peuvent être considérées comme des 'vérités' et en tant que telles, toutes contradictions entre expériences ou observations et théorie sont toujours perçues comme étant un manque de rigueur au niveau de la technique d’expérimentation. C’est à ce moment là que la science cesse d’exister et est remplacée par le dogme. C’est un déséquilibre de cette sorte qui a mené les professionnels de l’optométrie à croire de façon constante et générale que des améliorations de la vision ne sont possibles.

Dans cet entrelacement de théories et d’expériences, différentes méthodes d’investigations et d’analyses peuvent être utilisées, les plus fructueuses étant celles qui décrivent avec le plus de précision les résultats des expériences et des observations. On remarque des changements au niveau des méthodes d’analyse avec, par exemple, l’utilisation du calcul pour la description des courbes et des surfaces courbes (Whiteside, 1968 ; Kreiling, 1968) la géométrie multi-fractale pour le modelage des nuages et la topographie (Lovejoy et al, 2001) et la relativité restreinte dans l’analyse des observations des grandes vitesses astronomiques (Bohn, 1996). Chacun de ces modèles théoriques ont étendu notre capacité à donner un sens aux expériences et aux observations. En tant que tels, ces modèles seront pris en considération et seront utilisés avec succès, sauf si une théorie qui décrit la situation avec plus de précision émerge, le modèle en cours d’utilisation sera alors remplacé.

La méthode classique d’analyse scientifique, qui est la méthode la plus communément utilisée dans le cadre de la recherche sur l'optométrie, implique une séparation théorique de tous les éléments possibles d’interaction. L’expérimentation prend alors place en limitant le nombre des variables à son minimum afin d’établir une relation de cause à effet. Lorsque le nombre des variables est important et les interactions de ces variables sont complexes, cette méthode d’analyse devient inefficace et peut annihiler, ou même pire, décrire de façon inexacte le phénomène. La pratique de la théorie de 'dénuement des contextes' qui a marché raisonnablement bien dans le cas de l’application de la théorie classique de physique de la chute des corps, pose un problème car cette pratique est devenu un modèle de savoir faire dans le domaine des sciences (Hubbard, 1989). Les systèmes biologiques, spécialement les organismes, sont un exemple de système à variables multiples que les techniques réductionnistes classiques peuvent souvent faussement décrire. Un exemple non biologique de ceci est l’exemple d’une spirale. Si une spirale devait être sectionnée en nombreux petits morceaux pour analyse, on pourrait conclure qu’elle est composée de lignes droites car c’est ce à quoi chaque morceau ressemble. Cette analyse omet de nombreux éléments importants dans la composition d’une spirale. Ceci est un exemple des inexactitudes qui peuvent apparaître si l’instrument d’analyse le plus approprié n’est pas utilisé et si l’importance et le contexte d’une situation ne sont pas correctement pris en compte. De la même façon, traiter la myopie par l’intervention optique qui offre une clarification des détails, c’est ignoré le contexte d’un système visuel en détresse et les opportunités de guérison.

L’ingénierie et l’électronique sont des applications pratiques de la physique qui renforcent notre confiance sur les vérités de ce domaine (notre compréhension des mécanismes naturels se révèle exacte seulement dans la mesure où ils fonctionnent (Keller,1989)). Il en est de même pour la médecine, qui peut être considérée comme étant une application pratique de la compréhension que nous avons des mécanismes biologiques et de la promotion de leurs bon fonctionnement. Comme la compréhension scientifique se modifie et change, la médecine et la santé en font de même par rapport à ces changements. Les instruments d’analyse de la biologie se sont développés afin de refléter les caractéristiques des systèmes impliqués et leur nature contextuelle, fixe et relationnelle. On en est venu à reconnaître qu’en ce qui concerne les organismes vivants, l’ordre relationnel entre les éléments importe plus que leurs composition matérielle (Goodwin, 1994). Donc l’impact et le rôle d’une partie individuelle ne peuvent pas être compris si le contexte et les associations de cette même partie ne sont pas pris en compte. C’est une approche holistique de la science et cet argument est utilisé pour une approche holistique dans le domaine de la médecine et de la santé. Insister sur l’ordre relationnel entre les éléments signifie que, tout symptôme doit être examiné dans l’intégralité de son système avec toutes les interactions que cela comporte.

Travaillant d’un point de vue holistique, la façon de vivre, les relations, les émotions et le corps sont autant de signaux, de reflets qui font partie et qui constituent l’état de santé. Les symptômes localisés, les manifestations de douleur ou de maladie ne peuvent être abordés dans ce contexte que si l’on prend en considération, d’une façon générale, les besoins et les demandes de l’individu et de son environnement. Guérir devient alors un processus physique mais aussi émotionnel. Il n’y a pas de pensée, de sentiment, de perception sans réaction et modification chimique moléculaire. Ce que l’on cherche à traiter en fin de compte, c’est la manifestation chimique et moléculaire de la façon dont quelqu’un voit et interprète les choses (Jobst et autres, 1999).

Myopie en tant que phénomène holistique.

La vision trouble qui accompagne la myopie est, dans ce contexte, juste une de ses manifestations. La myopie peut aussi se caractériser par des tensions prononcées dans le front, la mâchoire, le cou, les épaules, le haut des bras, et le bas du dos. Elle peut être décrite comme étant une conscience périphérique réduite et un temps de fixation prolongé sur un point central (fixation du regard) (Schneider et autres, 1994). La myopie peut être interprétée comme un "état d’anxiété concentrée et une appréhension inconsciente" (Goodrich, 1985) et "un repli sur soi-même, un contrôle aiguë de ses émotions et un degré de tolérance élevé à l’anxiété" (Lanyon and Giddings, 1974). Avec le port des lunettes, la myopie est remise en place et le sentiment conscient de vulnérabilité que le trouble visuel provoque est perdu, aide et interaction ne sont pas demandées et ne sont donc pas reçues, alors un sentiment de solitude subconsciente et de distanciation peut faire surface. Le monde à travers des verres de contact est étroit, rigide et sans profondeur et pour la personne portant ces verres, c’est le seul monde qui existe. Les verres de contact en tant qu’intervention physique ont un impact sur le corps, les pensées, les sentiments et les perceptions.

Guérir la myopie devient alors un processus de changement qui se traduira par: une relaxation de la tension corporelle, une augmentation de la conscience périphérique, une extension du sentiment contextuel, une augmentation de la fluidité et de la profondeur du mouvement des yeux, du corps, de l’esprit et des sensations. (On notera que, bien que la myopie soit le sujet de cet article, des rapports ont été rédigés sur la façon de guérir d’autres difficultés de la vue, comme les cataractes congénitales et le nystagmus, en utilisant ces techniques (Schneider, 1987)). La citation suivante est un extrait d’un article rédigé par Orfield qui a suivi un programme thérapeutique pour ses problèmes de vue qui s’est déroulé sur une période de 7 années. "J’ai vu l’espace manifestement s’élargir – les gens grandissaient et le volume de l’espace s’élargissait énormément. Voir l’espace, ce qui est tout à fait diffèrent que le fait d’avoir une vue de 20/20, est une chose visuelle qui est perdu lorsque l’on porte des verres très puissants, car la correction du point de vision central est ce qui est prescrit. Le fait de pouvoir réduire et contrôler ma myopie m’a permis de récupérer cette vision de l’espace. Le mouvement apparent des arbres et des haies le long desquels je me promenais me faisait percevoir les distances d’une autre manière. J e remarquais que la vitesse apparente à laquelle les objets stationnaires semblaient se déplacer autour de moi et autour d’eux même, était relative à la distance qui les séparait de moi lorsque je les dépassais. C’était comme si les piliers fendaient l’air, le trottoir roulait sous mes pieds. C’était une vision tout à fait différente de la vue télescopique que j’avais à travers mes verres puissants." (Orfield, 1994). Une autre description nous fait part d’expériences utilisant la méthode thérapeutique de Bates (voir ci-dessous pour une description) . "Mon imagination devenait forte et claire et j'étais capable de visualiser tout ce que je désirais voir. Le monde commençait à s’éclairer d’une nouvelle résonance et ma résistance au paysage urbain, de Los Angeles, et au monde en général diminuait. Je devenais plus réceptif à la vue d’ensemble des choses que j’avais sous les yeux. C’est alors que j’ai découvert que j’apprenais à renoncer à mes peurs et à mes défenses et à avoir un regard direct sur les choses qui m’empêchaient de faire face pleinement au monde extérieur. Au bout d’un mois, j’apercevais soudainement des contours tranchants comme des lames de rasoir et les couleurs des néons. Avec le temps, ces aperçus se faisaient plus fréquents, me tourmentant alors comme des sensations que je ne pouvaient visualiser seulement qu’un instant. Comme je devenais plus expert, ces aperçus se transformaient en long moments riches en perceptions. Bientôt des formes fabuleuses et des couleurs vibrantes se manifestèrent, les contours étaient nets et tranchants en permanence, et aux coins des rues des histoires entières me furent révélées" (Sewall, 1999). Ces expériences sont les illustrations de l’intensité des sensations remarquée lorsqu’une méthode thérapeutique de la vision est appliquée.

ETUDE D’UN CAS - CASE STUDY

Rapport optometrique

On a préscrit des verres négatifs a la patiente à l’age de trois ans pour corriger la myopie et un strabisme divergent. Le strabisme a cessé mais au cours de l’enfance la puissance des verres de lunettes a eté augmenté jusqu’en 1995, quand la patiente avait 21 ans, alors que l’ordonnance était –9.75-1.75 x 80 pour l’oeil droite et –9.50-0.75 x 90 pour celui de gauche. La vision sans aide était dans l’ordre de 20/3000. En 1996 la patiente a commencé à se servir de techniques holistiques pour travailler avec la vision et à commencé à changer la puissance des lentilles qu’elle portait. La puissance des premières lentilles à ordonnance réduite était –7.25-1.75 x 80 pour l’oeil droite et –7.75-1.50 x 85 pour la gauche (en 1996 verres de lunettes prescrit et mesures d’acuité prises par A Kirschner, O.D., F.A.A.O., Montréal, Quebec, Canada). Le 12 juin, 1996 quand ils ont été porté pour la première fois l’acuité mesuré à travers ces lentilles était 20/40, Le 12 juillet, 1996 il a été mesuré a 20/20 et la puissance des lentilles réduite à –6.50-1.75 x 80 pour l’oeil droite et – 6.50-1.50 x 85 pour la gauche, à travers celles-ci l’acuité mesuré était de nouveau a 20/40. Pour le 21 aout, 1996 l’acuité de la patiente à travers ces nouvelles lentilles a été mesuré à 20/20 et encore elles ont été changé, cette fois a –5.50-1,75 x 80 pour l’oeil droite et –5.50-1.50 x 85 pour la gauche. Au mois de novembre 1996 la patiente passait entre quelques minutes et quelques heures chaque jour sans lunettes et en juin 1997 l’acuité mesuré à travers les nouvelles lunettes était a 20/20. En septembre 1997 la puissance des lentilles des lunettes a été changé a –4.50 dans les deux yeux. Le temps passé sans lunettes augmentait regulièrement aussi jusqu’à ce que des fois de journées entières pouvaient etre passées sans elles. En janvier 1998 la vision binoculaire sans aide a été mesuré a 20/60 (cette mesure a été prise par un optometriste à Glasgow Caledonian University qui a aussi aidé en fournissant les ordonnances évoluantes). En février 1998 la puissance des lentilles portées à temps partiel été réduite à –3.50D dans les deux yeux et au mois d’avril 1998 la patiente a cessé complètement de porter des lunettes.

Traitement

La période que la patiente a passé sans lunettes et portant des lentilles de puissance réduite a été soutenue par une varieté de techniques holistiques. Chacune d’entre elles est classée et brièvement décrite ci-dessous.

La thérapie craniosacral est une forme de travail du corps à touche légère dite d’aider à l’accès aux traumatismes incarnés (Milne, 1995). Le massage d’aromathérapie tel que l’a reçu la patiente était massage de manipulation du corps entiers utilisant des huiles essentielles (Vickers, 2000). Les méthodes d’auto-guérison de Meir Schneider comprennent des excercises de respiration, l’étirement du corps, et surtout de se remuer de façon peu familier à la patiente (Schneider,1994). La technique Alexander est une technique de travail du corps qui attire l’attention aux habitudes d’utilisation du corps et facilite une nouvelle conscience de la posture. Au cours d’une séance le professeur fera remuer le client à travers des changements de posture subtile, du cou surtout (Chance, 1999). Les constituants de palming, swinging, swaying, shifting et sunning sont connus collectivement comme la méthode Bates (Mansfield, 1992). Palming est le nom qu’on donne à la technique de se couvrir les yeux avec les paumes des mains. Cette action de mettre ses mains doucement en coupe autour des yeux est conseillé d’etre pratiqué dans le noir. Swinging (se balancer) est la technique de faire tourner le corps à travers 180? en se tenant debout et en guardant la ligne de vue dans le sens du nez et des epaules. Swaying (osciller) est la technique de se tenir debout en balanceant le poids d’un pied à l’autre tout en regardant la motion apparente entre des objets proches et lointains. Shifting (changer de place) est le nom qu’on donne à la pratique d’observation de détails où on change d’attention doucement et rapidement d’un point focal à l’autre. Regarder fixement le soleil a travers les paupieres closes se nomme sunning. La therapie de vision suivi par la patiente à l’aide de la thérapeute de vision était une mélange de la méthode Bates, la psychothérapie, et counseling.

Initialement (juin à septembre 1996) la patiente a pratiqué chaque jour la détente du corps entier et s’est aspergé la figure d’eau froide. En automne 1996 la patiente a commencé des séances mensuelles chez une thérapeute de vision. Ce soutien a continué tout le long du processus bien que la fréquence des séances a été réduite à tous les trois mois pendant 1998 et 1999. A partir du mois de septembre 1997 et pendant 1998 et 1999 la patiente a appris les techniques d’etirement, respiration, et la stimulation de la vision périphérique en se servant des techniques d’auto-guérison de Meir Schneider. Celles-ci ont été répété au quotidien chez elle. Pendant l’automne de 1998 la patiente a eu chaque semaine ou une séance de thérapie CranioSacral, ou un cours de technique Alexander, ou un massage d’aromathérapie. Ces séances ont continué pendant 1999 a une fréquence diminuante d’une séance (de massage, thérapie craniosacral ou technique Alexander) toutes les six semaines.

Témoignage de la patiente

"J’ai du mal maintenant à m’imaginer le degré de ma dépendance sur les lunettes. Je n’existais pas sans elles; elles faisaient partie de mon existence et je n’avais jamais questionné ceci. D’apprendre à me changer la vision m’était une expérience toute neuve, et c’en était une dont j’étais moi-meme responsable. De la part de l’optométriste qui m’a fait connaitre les techniques j’ai reçu de l’enthousiasme, des louanges, et de l’encouragement mais c’était moi qui entreprennait et mettait en place ces changements, meme si je ne les comprenais pas tout à fait. Les sensations de puissance et d’accablement était comblant, et à mesure que mon ordonnance changeait il fallait que mon sens d’identité évolue aussi.

J’ai commencé à ressentir des choses que je n’avais jamias senti, des sensations autour de mes yeux et dans mon visage. Un dévoilement au cours duquel je pleurerai. Je pouvais voir comme je n’avais jamais pu voir auparavant, les feuilles bougeant dans les arbres, la couleur du ciel. Des choses que je savais mais que je n’avais jamais senti. L’intensité était choquant je ne savais pas le gérer et souvent me retirait au lit pour m’en remettre. Le mouvement et la profondeur m’était tout neuf et s’étiraient, et de marcher dans la rue ressemblait à une tournée de montagnes russes avec toute la trouille et l’exaltation que celles-ci peuvent emmener. Il y avait une nouvelle profondeur telle que je n’avais jamais connue et je pouvais sentir la distance des objets et combien j’en étais loin. Alors que je commencais à voir plus et de façons differentes je commençais aussi à me sentir différente. Il y avait la sensation de remplissement de mon corps à partir de l’intérieur et ma circulation s’est ameliorée jusqu’au point où les mains et les pieds gelés ne m’arrivaient pas aussi souvent. Je suis devenu plus consciente de mon état émotionnel et de celui des autres, un changement qui au début m’a rendue ahurie et confuse. Une salle remplie de monde avec sa cacophanie d’intéractions me laissait en état de vertige, ressentissant le besoin de retrait, me sentant mal éqippé pour gérer toute cette intensité.

La première fois que j’ai vu clairement pendant quelques instants : sensation de faiblesse aux genoux; le coeur battant, et soulagement quand ma vision est redevenue floue. Tout semblait si neuf et il y avait quelquechose dans cette clarté qui faisait plus peur que le brouillard d’avant. J’avais peur d’une telle intensité que je me trouvais pliée en deux en me serrant le ventre, immobile, n’osant pas regarder. Les muscles du visage me faisait mal et il y avait cette sensation d’étroitesse. La colère me consommait, mais de l’exprimer par le rire et les larmes m’a toujours portée vers la clarté.

Ayant senti la fluidité, le rattachment et l’aise de regarder/voir, lorsque je remettais mes lunettes une sensation de tristesse retirée me saisissait et je me sentais m’enrouler, les épaules bossues, mon gene révélée dans de critiques narquois et une manque de communication. Chaque pas dans le brouillard a été un pas vers l’inconnu, mais à travers l’ahurissement des changements je voyais le logique. Il y avait une sensation de détente et de rassurement parmi un chaos émotionnel. Je pouvais écrire, dessiner, entendre la musique, regarder des images et sentir le contenu émotionnel au lieu de le comprendre a distance seulement. De meme pour la communication avec les autres. C’est devenu plus facile.

Mon expérience de porter une compensation réfractive pour la myopie est que c’était inflexible, contraint, étroit, et engourdi, conduit en avant sans possibilité d’évolution. C’était difficile de m’en sortir. Parfois je me sentais bloquée en mi-chemin d’une falaise sans possibilité de déscente, le seul choix  étant de m’y cramponner et de continuer à grimper. C’était dans ces moments que la famille, les amis, des thérapeutes, le plein air, la musique at l’art ont non seulement aisé le processus de guérison mais en ont été l’instrument meme et la raison derrière. J’ai découvert que l’évolution était possible, j’ai trouvé que j’avais la capacité d’une indépendance de vision et l’idée de remettre des lentilles me remplit à présent de désolation.

CONCLUSION

Dans cet article on a vu une exploration des justificatives scientifique derrière la théorie de vision qui domine à présent et qui étaie la profession d’optométrie. Il y a eu discussion de la pertinence contextuelle et la justesse des modèles scientifiques et on a presenté l’apparition des modèles holistique dans la biologie comme rationale pour l’experimentation avec des modèles holistiques dans la santé. Un dossier qui comprend une approche holistique à la myopie a été présenté. Les résultats de ce travail furent une amélioration d’acuité, une relachement de tension, une intensification de sensations de perception. Cette étude d’une approche holistique à la myopie interprète la myopie comme faisant partie intrinseque du processus humain et en tant que telle n’importe quelle tentative à la changer comprend quelque interaction avec ce processus. A partir de cette perspective, toute guérison réussite occasionne de preter attention à un monde profond et enfoncé de symbolisme et métaphore et un engagement à l’interaction texturée qu’apporte une telle attention.

Cette étude d’un cas (case study) et l’expérience de subir aux changements qu’on a décrit sont offerts en tant que preuve que le modèle contemporain de la vision qui justifie la prescription de lentilles négatives pour la myopie doit etre réexaminé. Puisque le dossier ci-presenté est une expérience sur des techniques de santé holistiques il implique aussi un engagement avec la question de la validité d’un modèle holistique de la santé.

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